• Peter Driben – Illustrateur Américain 3/

    Vous êtes nombreux à me demander des pin-up , et particulièrement les beautés de Peter Driben. Certes l’offre en France est nulle, mais sachez que grâce au Net on peut acheter, souvent à des prix raisonnables, ces revues directement aux Etats-Unis.

    Alors pour la bonne bouche, voici de nouveau quelques nymphettes dessinées pour les revues Whisper et Flirt entre 1949 et 1954 :

    Pour ceux qui trouvent un air de déjà vu à la revue Whisper, je vous conseille de jeter un oeil à cette série policière sorti en France dans les mêmes années …ici !
    Monsieur Dermée n’a-t-il pas été influencé par ces couvertures ? … A moins que ce soit le dessinateur Alex Pinon ?

    Indice : entre 5/10 et 8/10.

    Et encore merci pour tous vos messages de sympathie pour le blog, je suis ravi de vous faire plaisir !

  • Influences

    Sur un ton léger, abordons maintenant un thème ludique : les influences.

    On retrouve souvent dans la littérature les mêmes couvertures d’une édition à l’autre, voir dans différents pays, soit que l’éditeur rachète la couverture avec les droits du livre, ou simplement qu’il n’a pas la volonté ou les moyens de faire une couverture originale. Beaucoup d’illustrateurs furent influencés par les maîtres du dessin, au point de recopier les croquis originaux pour en faire le leur. Voyez les exemples ci-dessous :

    On commence par le basique, à savoir la copie :

    Couverture originale de Robert Stanley (Uni books – 1951). Rééditions chez Intimate Novels (1952) puis chez Beacon (1956).

    Poursuivons avec des copies avec mise en scène différentes :

    Couverture originale d’Owen Kampen (Intimate Novels 1952), puis retouche dans la même maison d’édition en 1953, puis chez Bantam en 1957. Le décor change mais pas le décolleté de la dame …

    Vient ensuite la copie de type « miroir » :

    Il faut un oeil plus aguerri pour constater que la seconde est « pompée » sur la première mais à l’envers. Première couverture de Clément Micarelli pour Beacon en 1955, copie anonyme pour le même éditeur en 1963.

    Mais les artistes ne copient pas que les américains, voici un bel exemple des dérives éditoriales appliquées à un grand de chez nous, Aslan :

    Du titre original paru en France en novembre 1956, on peux retrouver des copies néerlandaises sorties en 1957 et 1960. Les droits ont-ils été payés trois fois ?

    Passons maintenant au dessin remis en page de façon différente. Et là, les idées et les versions se multiplient ! Par exemple, ces deux triplettes :

    Exemple typique de mise en page suivant des looks différents, avec par ordre d’apparition :

    L’édition originale (couverture Peter paul) de John Creasey parue en 1949 , puis édition néerlandaise publiée par De Steenuil en 1958, et reprise aux Presses de la Cité pour un livre de Patrick Quentin en 1950 (traduction de Maurice Endrèbe).

    Et un livre mythique dont on a dû certainement imposer le dessin de couverture :

    Edition originale chez E. P. Dutton en 1947, suivie de la version néerlandaise chez The Combinatie Rotterdam en 1952, et la version française parue aux Presses de la Cité en 1948.

    Poursuivons avec ce satané Spillane pour le même livre paru quelques années après avec un succès plus grand encore … Du moins si on compte son nombre de versions !

    … Et toutes sorties entre 1949 et 1954. Bon, le dessin n’est pas complètement copié mais on peux dire qu’il y avait quand même un thème imposé, non ? (je veux parler du décolleté).

    Encore un exemple avec cette fois quatre couvertures identiques :

    Là, « y’a pas photo » comme on dit, le dessin est rigoureusement le même.

    Edition originale de 1952 avec une couverture de John Foherty Jr., puis française en 1952 (Denoël), puis néerlandaise (De Combinatie Rotterdamen) en 1961 et enfin espagnole (A.E.D.O.S. Barcelona – sans date).

    Enfin pour en finir sur ce thème qui mériterait un blog à lui tout seul, un exemple de copie d’un des plus grands dessinateurs de pin-up : Peter Driben (déjà traité ici).

    On retrouve ses dessins originaux dans une série de petits formats néerlandais des années 1955 à 1957 sous forme de dessins rigoureusement copiés et adaptés pour la maison d’édition, comme le montre ces comparaisons :

    Bien sûr, c’est pas chez nous qu’on trouverais ce genre de choses, n’est-ce pas ? …
    Quoi qu’à la réflexion, on se demande parfois si nos bons vieux dessinateurs n’ont pas été un peu influencés par leur ainés américains :

    Bon, on aura alors juste à penser que Peter Driben a pris comme modèle une jeune femme Française et on aura la conscience tranquille !

  • Peter Driben – Illustrateur Américain 2/

    Pour continuer et finir avec ce célèbre dessinateur de Pin-up, encore quelques revues trouvées aux States il y a bien longtemps, revues légères où il sévit dans les années cinquante :


    Pour ceux qui ne connaitrait pas ces revues, sachez qu’il existe un vrai réseau mondial de collectionneurs qui, of course, recherchent les numéros les plus rares ou ceux qui furent retirés précipitamment de la circulation pour différentes causes, dont la censure Américaine … en pleine période macchartiste …


    Indice : entre 5/10 et 8/10.

  • Peter Driben – Illustrateur Américain 1/

    Toutes ces pin-up arrivées en France dans les années d’après guerre furent grandement inspirées par trois dessinateurs Américains : Alberto Vargas, Gil Elbren et Peter Driben.

    Ce dernier travailla beaucoup entre 1940 et 1950 pour des revues légères dont la fabuleuse « Titter ». Originaire de Boston, le jeune Driben fît ses classes à la Sorbonne à Paris en 1925 avant de revenir sur New York ou il commença en tant qu’illustrateur de livre et de publicités (il réalisa entre autre la couverture de la première version du Faucon Maltais – voir le blog).


    Puis il travailla pour différents magazines (Flirt, Whisper, Titter, Wink, Eyeful, Giggles, Joker et Beauty Parade entre autres …) et se maria avec l’actrice Louise Kirby. Il devint l’un des dessinateurs de pin-up les plus connus, ses filles faisant le tour du monde dans ces revues (dites « à soldats »).

    En 1956, il déménagea pour Miami où il mourût en 1975. Ces magazines, très recherchés outre atlantique, valent de nos jours de petites fortunes …


    L’ensemble de ces publications (Whisper, Wink, Titter, Flirt, Beauty Parade et Eyeful) fût interdit de mise en vente et de circulation en France par arrêté du 16 mars 1956. Mais se trouve encore (rarement) chez les spécialistes.

    Indice : entre 5/10 et 8/10.

  • Dashiell Hammett – Le Faucon Maltais 1930

    Dashiell Hammet – The Maltese Falcon, édition originale américaine, New York chez Alfred A. Knopf 1930. 268 pages.

    Première traduction en France en 1936 dans la série du « scarabée d’or » chez Gallimard, puis dans la Série Noire en 1950. Couverture de Peter Driben (voir blog).


    Un véritable graal pour tout collectionneur de polar ! J’ai acquis ce livre à New York chez un bouquiniste de Brooklin. Je ne vous dirais pas combien un exemplaire de cette édition a fait en 2002 en salle des ventes à Chicago, mais sachez que cet ouvrage a pris plus de cinq mille fois ma mise originelle …

    Le détective privé Sam Spade et son associé Miles Archer sont contactés par Brigid O’Shaughnessy pour réaliser une filature sur un homme qui est supposé avoir fuis avec sa jeune sœur.

    Le film célèbre de John Huston avec Humpfrey Bogart et Mary Astor en 1941 est l’incarnation parfaite du « film noir », qui fera des émules jusqu’à maintenant et pour longtemps j’espère !

    Indice 10/10, voire 12/10.