• Editions Armand Fleury

    Situées au 50, rue de Miromesnil à Paris 8°, à deux pas du Palais de l’Elysée, les éditions Armand Fleury proposent en 1951 et 1952 une série de gros volumes superbement illustrés.

    D’abord la collection « La Grande Ourse » avec Max Mériel et Francis Didelot, puis la collection « Le Crépuscule » avec André Héléna.

    Outre les cartes du Tour de France qu’elle publie pendant quelques années (dessinées par Jef de Wulf), cette vieille maison a publié de la bande dessinée en 1946 (les aventures de Dan et Dani – Tip et Top suivent le Tour par Andy Dickson le fils de Jef Dickson, voir mon ouvrage sur Paul Ordner) plus quelques ouvrages scolaires sans grand intérêt.

    Pourquoi donc diable en 1951 leur vient l’idée de produire ces gros ouvrages (entre 400 et 860 pages !) alors que la mode est au petit polar nerveux ? Mystère…

     Certains voient ici la patte de Roger Dermée et la possibilité de se faire financer des ouvrages couteux. La proximité de dessinateurs « maison » comme André Héléna, Brénot, Jacques Leclerc ou Jef de Wulf serait une piste …

    Ce petit catalogue d’éditeur paru en 1952 nous renseigne sur les collections.

    De plus, il existe une petite collection dite « Dominique » qui propose en 1945 des romans sentimentaux. Voici le n°1, en existe-t-il d’autres ?

  • Un concept : La Pin-up déshabillable

    Concept venu tout droit des Etats-Unis après-guerre, la Pin-up déshabillable parait dans la revue Paris-Hollywood à partir de 1949.

    Le principe est simple : une jeune fille est présentée avec une feuille
    de cristal sur elle, où sont dessinés des vêtements masquant habilement
    son corps. En soulevant la feuille, on peut voir la jeune fille
    entièrement dénudée…

    Ce concept est parfois adapté avec des photos anaglyphes (à mater avec des lunettes bicolores pour en accentuer le relief…).

    Les dessinateurs sont des classiques de ces années de gloire de la pin-up : Pierre-Laurent Brénot qui signe « Carols » ses créatures, Roger Brard qui nous livre des modèles particulièrement bien charnues au niveau fessier, et quelquefois René Caillé.

    Cette revue est a été interdite par la Commission de surveillance le 31 mars 1950, mais se trouve encore au fond de cartons dans les brocantes… A l’heure d’internet, on est pas prêt d’en revoir sur les présentoirs des libraires !

  • Commandant René – André Martel

    Voici une courte série de livres parue aux éditions André Martel et nommée « Missions spéciales » ou « Mes espionnes » sous des couvertures sublimes signées Brénot et Brantonne pour la première et Alex Pinon pour la seconde.

    Parus entre 1951 et 1957, ces ouvrages retracent les aventures d’un certain Commandant René (en hommage à René Mouchotte, aviateur remarquable de la seconde guerre mondiale qui publia ses carnets chez Flammarion en 1949). Un ouvrage sortira en 1961 aux éditions Le Livre Artistique.

    L’auteur n’est autre que Jacques Dubessy, romancier prolifique qui sévit aussi sous le pseudonyme de Slim Harrisson ou Michael Loggan (avec Charles Exbrayat).
    Mais d’autres noms ont circulé : Henri Laur pour Pierre Caillens, ou Guy de Wargny et Henri Cerigny pour Pierre Turpin…

    Livres encore trouvables, indice pour la série complète 4/10.

  • Eugène Moineau – Faut bien qu’on croûte ! 1951


    Editions Armand Fleury, collection Le Crépuscule, couverture superbe de P.-L.Brénot.

    Préface de Pierre Humbourg, un des ouvrages de cette mini collection de trois titres (voir André Héléna – La planète des cocus + Le festival des macchabées) qui manifestement n’a pas fonctionné.

    Touche a tout, ayant fait du cinéma (avec Vian) dans les années 40, des scénarios de cinéma dans les années 50, des feuilletons télévisés dans les années 70, puis attaché de presse, Eugène Moineau n’est pas à vrai dire un écrivain et sa prose est plutôt indigeste … On ne lui en veux pas !

    Curiosité : Un disque 33T sortit avec le même dessin de P.-L. Brénot quelques mois plus tard … une rareté !


    Indice pour le book : 5/10

  • James Cain – Coups de tête 1951


    Editions du Scorpion, 1951.

    Une étrangeté que ce gros roman (328 pages) sorti sous deux jaquettages différents dont l’un signé de Pierre-Laurent Brénot, un des meilleurs illustrateurs de pin-up dans les années 50.

    « Coups de tête » est l’histoire d’amour redoutable de Jack et Hellen entre grandeur et décadence. Cain, dont la carrière d’écrivain commença à 42 ans, est un des maîtres du roman policier Américain.

    Indice pour les deux ouvrages : 6/10.