• Manon Iessel

    Le métier d’illustrateur dans la littérature populaire du XXème siècle est réservé presque uniquement aux hommes. Manon Iessel est une exception. Née à Reims en 1909, elle est issue d’une famille d’artistes (son grand-père et sa mère étaient peintres). Elle étudie au Cours d’Adrien Bruneau à Paris, puis à l’école d’Arts plastiques de Montmartre.

    Elle commence à travailler à l’âge de 21 ans pour l’éditeur Gautier-Languereau, puis pour Flammarion à qui elle restera fidèle de nombreuses années. Sa carrière passe par la bande dessinée dans La Semaine de Suzette après-guerre, une première pour une femme. Impossible de résumer en quelques lignes une si longue carrière qui s’arrête en 1979, sans interruption (Revues Bernadette, Capucine, Mireille, Dimanche illustré, Le Pèlerin,  maisons d’éditions Bourrelier et Compagnie, Fernand Nathan, Chagor, Fleurus, Didier (en anglais), Sudel,
    Magnard, catalogues Bleuette, Bonne presse, Bibliothèque Rouge et Or, Marcus,
    Sirec à Liège etc…).

    Quelques couvertures parmi des centaines …

    Enfin, son dessin à la ligne claire, très marqué par la période Art-Déco, parfois comparable à celui de Pierre Joubert par certains aspects se retrouve dans la publicité, sur des affiches, des boites de sucre, des cartes postales ou des catalogues de poupée.

    Manon Iessel a aussi la particularité d’être liée à la romancière T. Trilby (Thérèse de Marnyhac, 1875-1962), dont elle dessine à partir des années 30 l’intégralité des couvertures. Elle s’éteint en 1985 après une carrière de plus d’un demi siècle de dessins.