• Le Masque rouge

    Nombreuses sont les tentatives au début du siècle passé de créer un héros récurrent et de trouver le succès. Certains y sont parvenus comme Souvestre et Allain avec Fantômas, d’autres ont eu un succès d’estime comme Arthur Bernède avec Judex ou Arnould Galopin avec Ténébras

    Gaston René propose à son tour à partir de 1912 Le Masque Rouge :

     Numéros 1 à 15

    Le Masque rouge est un génie du crime qui se cache sous… un masque rouge. Il est pourchassé sans relâche par M. Barthélémy dit « Oeil-de-chat ». Les aventures sont proposées dans 38 volumes et resteront dans les annales du crime comme les seules, manque de succès oblige …

    Numéros 16 à 30
    Les couvertures sont de Jean Starace dit Jan (1888-1947), fils de Gino Starace le prolifique illustrateur des éditions Fayard qui laisse sa chance à son rejeton. Les dessins sont moins fins que ceux de son père avec beaucoup d’encre de chine au trait, ce qui les alourdit et les assombrit.

    Numéros 31 à 38
    Jan Starace fera une carrière de dessinateur moins prisé que celle de son père. Le destin veut qu’il décède avant lui, il faut dire que Gino est parti à 91 ans !
    Indice en bon état : 8/10.

    1 Le secret du Masque rouge
    2 Le baron cambrioleur
    3 Prisonnière du Masque rouge
    4 Le coffre fort torpille
    5 Policiers et bandits
    6 La course aux millions
    7 Un spectre dans la nuit
    8 Maîtres chanteurs
    9 La catastrophe de St.Quentin
    10 La villa du mystère
    11 Les souterrains de Berlin
    12 Les intrigues d’un aventurier
    13 Les dessous du château maure
    14 Horrible réveil
    15 La barque fantôme
    16 L’épreuve de la mort
    17 La confession de la vipère
    18 Une grande dame empoisonneuse
    19 Le tribunal secret
    20 L’agonie d’un cadavre
    21 Un duel sous les flots
    22 Au pouvoir d’un laquais
    23 Le mort vivant
    24 L’évasion du Masque Rouge
    25 Subterfuge macabre
    26 Une scandaleuse affaire
    27 Un passager fatal
    28 La tulipe rouge
    29 Une erreur judiciaire
    30 Traître par amour
    31 L’oeil de chat triomphe
    32 La tête coupée
    33 Un drame au dépôt
    34 La guillotine à St.Lazare
    35 La mort de Joé
    36 Maison de fous
    37 L’arrestation du Masque Rouge
    38 La mort du Masque Rouge

  • Carot coupe-tête

    Série en 25 volumes écrite par Maurice Landay (1873-1931) écrivain habitant la région parisienne à Saint-Maur des Fossés. Parue chez Arhème Fayard entre 1911 et 1913, les ouvrages sont remarquablement illustrés en couverture par Gino Starace.

    Carot d’Estrange a été le président du tribunal révolutionnaire de Strasbourg et à ce titre a reçu le surnom de « coupe-tête » pour avoir fait décapiter quelques rebelles à la cause… Fidèle parmi les fidèles de Napoléon, on suit ses aventures à travers l’Europe et sa lutte avec le Vicomte d’Eblis pour conquérir la belle Olympe de Maurevilliers.

     La série de 25 volumes

    Il faut beaucoup de patience et une certaine passion de l’Histoire de France pour lire les 9506 pages de cette saga, soit une moyenne de 380 pages par livre ! Les typographes de l’époque n’avaient qu’à bien se tenir …

    Maurice Landay a beaucoup écrit, à la fin de sa vie il travaille même avec André de Lorde afin d’adapter des romans pour le théâtre du Grand-Guignol. Une seule référence à ne pas manquer si vous souhaitez aller plus loin : Rocambole n°27 : Napoléon et le roman populaire – Juillet 2004.

    Indice 7/10.

    1 Carot coupe-tête (1911)
    2 Le chevalier bel-amour
    3 La comtesse noire
    4 Mam’zelle mitraille
    5 L’orgie rouge (1912)
    6 La poupée de cire
    7 La main sanglante
    8 Le grenadier 414
    9 Le lord au masque vert
    10 L’ouragan de fer
    11 L’anneau d’or
    12 Le mystère du donjon rouge
    13 Bataille de femmes
    14 Le gant déchiré
    15 Une mort mystérieuse
    16 L’homme écarlate
    17 Le fils du cardinal (1913)
    18 Calvaire d’impératrice
    19 Le bouffon de l’empereur
    20 L’agonie de l’aigle
    21 La marche triomphale
    22 Sublime amour
    23 Les amants de belle-alliance
    24 Le rocher maudit
    25 La justice de dieu

  • Naz-en-l’air

    Aussi étrange que cela puisse paraître, la série « Naz-en-l’air » parue en 1912-1913 chez Arthème Fayard n’est composée que de quelques milliers de pages sur 15 volumes, pages sorties de l’imagination de Pierre Souvestre et Marcel Allain alors qu’ils étaient en train de rédiger à quatre mains la célèbre série des Fantômas.

    On peut presque penser que cela les reposait de dicter à leurs nombreuses secrétaires grâce à leur enregistreur Business Phonograph Edison ces histoires chacun leur tour, le premier reprenant à chaque fois l’histoire ou l’autre l’avait laissée. Ils réalisent une production hallucinante d’environ 30 000 lignes toutes les deux semaines !

    La série complète en 15 volumes

    Naz-en-l’air n’est pas rentré dans l’histoire populaire comme Fantômas, je dois avouer que je n’ai pas lu une traitre ligne de ces histoires, n’ayant pas le courage d’affronter ces milliers der pages …

    Ces deux personnages prolifiques ne se contentent pas de Fantômas et de Naz-en-l’air ! En même temps, ils proposent sur 5 volumes simplement (en tout quand même près de 1900 pages …) les aventures d’un jeune soldat de la garde mobile durant la guerre de 1870, Titi le Moblot.

    Couvertures récupérées sur le site du Rayon Populaire

    Ces ouvrages centenaires sont difficiles à trouver en bon état, leurs couvertures superbement illusrées par Gino Starace étant plus que fragiles.

    1. Naz-en-l’air (1912)
    2. Le secret de Naz-en-l’air
    3. L’ongle cassé
    4. Les tueuses d’hommes (1913)
    5. Traître et ministre
    6. L’armoire de fer
    7. Le mystérieux clubman
    8. Le roi des flics
    9. Evadés du bagne
    10. Espions de l’air
    11. Crimes d’empereur
    12. Epouse de forçat
    13. Haine de bandit
    14. L’échéance fatale
    15. La victoire de Naz-en-l’air

  • Fayard Aventure

    Collection publiée chez Arthème Fayard et Cie à partir de 1929, elle se caractérise par « du mystère et de l’aventure » mais aussi par de superbes couvertures de Gino Starace, dessinateur italien installé à Paris.

    Né à Naples en 1859, Starace arrive à Paris vers 1884. Il travaille en tant que dessinateur de presse au début du siècle et on le retrouve chez Fayard pour de remarquables couvertures de livres et de fascicules (pour Fantômas, la grande série Le Livre Populaire, Chéri-Bibi de Gaston Leroux, les Pardaillan de Michel Zévaco, Naze-en-l’air de Souvestre et Allain ou encore les Rocambole de Ponson du Terrail …)

    Il figure dans toute sa splendeur l’Art Académique et le style « pompiers » représentatif des peintres français du second Empire.

    Les 20 couvertures de la Collection

    On reconnait parmi ces grands formats (19×28 cm) la signature sous divers pseudonymes de Georges Simenon (Christian Brulls et Georges Sim).

    1 – Les bandits de Chicago par Georges SIM – 1929
    2 – Bâh-Miang, le tigre du Laos par Paul
    DARCY
    3 – Le détective bizarre par René PUJOL
    4 – Un drame au Pôle Sud par Christian
    BRULLS
    5 – L’Etoile de sang par Léonce
    PRACHE
    6 – L’île engloutie par Maurice
    CHAMPAGNE
    7 – Les contrebandiers de l’alcool par Georges SIM
    8 – Vaïti, la panthère du Pacifique Georges
    CLAVIGNY
    9 – Radio terreur par Eugène THEBAULT
    10 – Le masque d’or par Paul DARCY
    11 – Capitaine S.O.S par Christian BRULLS
    12 – Le rayon Swastika par par Jean
    D’AGRAIVES
    13 – L’héritière de Gengis Khan par René
    PUJOL
    14 – Le sous-marin Terror par Corentin GOULPHAR
    15 – Les égorgeurs du Ho-Kien par Léonce PRACHE –
    1930
    16 – La terre perdue par Maurice
    CHAMPAGNE
    17 – Le vampire de Warnaga par Paul
    DARCY
    18 – Les Maîtres de la brousse par Philippe
    JARDYS
    19 – L’homme qui tremble par Georges
    SIM
    20 – A la recherche de l’évadé par
    Edmond ROMAZIERES
  • Fantômas

    Qui ne connait pas Fantômas ?

    Créé par Pierre Souvestre et Marcel Allain, ce personnage emblématique du roman policier a traversé le XXème siècle jusqu’aux adaptations cinématographiques les plus connues (avec Jean Marais et Louis de Funès).

     Sans doute l’une des couvertures les plus copiées au XXème siècle …

    Publiés pour la première fois chez l’éditeur Arthème Fayard en 1911, leur écriture aurait été réalisée
    sous la contrainte d’une production très rapide. Les textes auraient été dictés et enregistrés sur un dictaphone, puis une dactylo les tapait la nuit !

    Dieu seul sait si la dactylo n’est pas le vrai auteur des intrigues …

    Comme l’expliqua Marcel Allain, Arthème Fayard s’appliquait à faire sortir les volumes à une date rapprochée de la quinzaine ou de la fin du mois, ce qui permettait au lecteur de dépenser plus aisément sa paye.

    Les couvertures – remarquables, sauf la n°1 non signée – sont de Gino Starace (1859-1950), dessinateur italien travaillant en France. Pour une étude complète, cliquez ici, ou encore là.

    Numéro et date de publication :

    1. Fantômas, 10 février 1911
    2. Juve contre Fantômas, 1er mars 1911
    3. Le Mort qui tue, 20 avril 1911
    4. L’Agent secret, 20 mai 1911
    5. Un Roi prisonnier de Fantômas, 20 juin 1911
    6. Le Policier apache, 20 juillet 1911
    7. Le Pendu de Londres, 20 août 1911
    8. La Fille de Fantômas, 20 septembre 1911
    9. Le Fiacre de nuit, 20 octobre 1911
    10. La Main coupée, 20 novembre 1911
    11. L’Arrestation de Fantômas, 17 décembre 1911
    12. Le Magistrat cambrioleur, 17 janvier 1912
    13. La Livrée du crime, 20 février 1912
    14. La Mort de Juve, 11 mars 1912
    15. L’Évadée de Saint-Lazare, 20 avril 1912
    16. La Disparition de Fandor, 20 mai 1912
    17. Le Mariage de Fantômas, 6 juin 1912
    18. L’Assassin de lady Beltham, 20 juillet 1912
    19. La Guêpe rouge, 20 août 1912
    20. Les Souliers du mort, 20 septembre 1912
    21. Le Train perdu, 20 octobre 1912
    22. Les Amours d’un prince, 20 novembre 1912
    23. Le Bouquet tragique, 20 décembre 1912
    24. Le Jockey masqué, 20 janvier 1913
    25. Le Cercueil vide, 20 février 1913
    26. Le Faiseur de reine, 20 mars 1913
    27. Le Cadavre géant, 20 avril 1913
    28. Le Voleur d’or, 20 mai 1913
    29. La Série rouge, 20 juin 1913
    30. L’Hôtel du crime, 20 juillet 1913
    31. La Cravate de chanvre, 20 août 1913
    32. La Fin de Fantômas, 20 septembre 1913

  • L’Affaire Lerouge

    Considérée comme le chef d’oeuvre du romancier Emile Gaboriau (1832-1873), l’Affaire Lerouge est inspirée d’un crime commis en 1865 à Bougival (Seine-et-Oise à l’époque). L’édition originale parait chez Dentu en 1866.

    Il est proposé aux Editions Arthème Fayard dans la grande série du Livre Populaire n°53 en septembre 1909, avec une superbe couverture de Gino Starace :

     Réédition aux éditions Jean Froissard en 1946, avec une jaquette de René Brantonne.

    Résumé et critique trouvé chez Babelio :
    « Une femme d’une cinquantaine d’années, la veuve Lerouge, est retrouvée sauvagement assassinée dans sa maison. Tous les indices conduisent à un jeune homme de bonne famille : les preuves matérielles sont accablantes. L’assassin paraît tout désigné et l’affaire bouclée, quand le doute s’immisce dans l’esprit de l’un des enquêteurs, le père Tabaret. Certains faits le poussent à envisager le meurtre sous un autre angle, et ses découvertes réserveront bien des surprises aux lecteurs.


    Inspirée d’une affaire criminelle qui défraya la chronique, L’Affaire Lerouge est le premier roman « judiciaire » français. Son auteur, Émile Gaboriau, élabore une intrigue policière à la construction astucieuse, doublée d’une histoire amoureuse. Arthur Conan Doyle, autre père du roman policier, était un grand lecteur et admirateur de Gaboriau. Il reconnaîtra d’ailleurs volontiers l’influence de Tabaret et de Lecoq sur la création de son héros mythique« .

    Il existe aussi un tirage la même année avec une couverture différente, plus rare :


    Et toujours la même année, sort encore le même texte aux Editions Cosmopolis – série Bibliothèque Universelle, avec des illustrations de Bob Meyer :

    Sans oublier la sortie aux Editions Arthème Fayard en 1948 :

    etc (…) plus quelques dizaines d’autres !