• Lady Fantôme

    La « Lady Fantôme » en question, c’est une jeune femme au chapeau orange qui disparait alors qu’elle est la seule a pouvoir assurer l’alibi de Scott dont l’épouse vient d’être assassinée…
    Mais pourquoi plus personne ne se souvient d’elle ?

    Ce livre à suspense écrit par William Irish (pseudonyme de Cornell Woolrich) en 1942 parait chez Fournier-Valdès en France en 1948, traduit par Edmond-Michel Tyl. C’est un grand classique de la littérature policière.

                                     Edition originale 1942                Pocket 1944

    Bizarrement, sur la couverture de l’édition pocket américaine parue en 1944, on trouve un sous-titre en français dans le texte : « Cherchez la femme ».

    Un film sera immédiatement produit par Hollywood en 1944 dirigé par Robert Siodmak (titre en français : Les mains qui tuent).

    Indice 8/10.

  • Ernst Ratno

    Curiosité paru aux éditions Fournier-Valdès en 1949, traduit et adapté de l’allemand par Max Roussel, ce qui fait dire à certains qu’il en est l’auteur… pas si sûr !
    L’histoire de ce jeune homme qui réalise un parcours initiatique dans les décombres de la guerre en compagnie d’un adolescent est plutôt glauque. Se côtoient le gore, le tragique, l’insoutenable, le dégénéré et l’horreur parfois jusqu’à la folie … Bref un petit bijou de la littérature noire française sans queue ni tête qui vous ravira au moins le temps d’une triste soirée d »hiver.

    Edition originale, 1949
    Illustration de couverture : R.B. (Roger Brard ?)

    Bien que ce texte ait été condamné au moins quinze fois entre 1949 et 1959, il ne figure pas dans le Dictionnaire des livres et journaux interdits. Il y a pourtant de quoi choquer plus d’une génération de lecteurs ! Se trouve bien caché dans « l’Enfer » de la Bibliothèque Nationale où il faut montrer patte blanche.

    Réimpression « En souvenir d’Isidore Liseux – 1924« , sans date

    Une autre version existe avec une couverture blanche avec comme indication étrange « En souvenir d’Isidore Liseux – 1924« . On trouve parfois certains textes avec cette mention attribuée à l’éditeur Eric Losfeld qui rend hommage à Isidore Liseux, prêtre défroqué et éditeur de textes érotiques au XIX° siècle..

    Ressorti en 2012 aux éditions GayKitshCamp sise à Montpellier. Proposé au prix du Roman gay en 2013.

    Indice 4/10.

  • Cornel Woolrich

    Roman paru en 1946 aux éditions Fournier (5 Bd. Poissonnière à Paris 2°), La Mariée était en noir est le second roman d’une série qui se limite à deux titres, tout aussi difficiles à trouver l’un que l’autre.
    Pour information, le premier est  Le revenant (de Carl Landau et Leane Zugsmith).

    Le roman est surtout connu pour le film homonyme de François Truffaut sorti en 1968. Certains voient un chef d’oeuvre dans cette adaptation alors que d’autres trouvent dans le long métrage une pâle copie du style d’Hitchcock par Truffaud.

     

    Le pitch : Cinq hommes, dans un jeu qui tourne mal, abattent le marié à la sortie d’une cérémonie de mariage. La jeune épouse se lance alors à la recherche de l’assassin. Pour leur malheur, plusieurs hommes croiseront son chemin …

    Le livre de Cornell Woolrich n’est pas courant, encore moins avec sa superbe jaquette qui représente une mariée dans un voile noir, avec une tête de mort. Hélas, aucun nom d’illustrateur.

    Indice 8/10.

    Pour information, voici l’édition originale paru en 1940 à New York chez Simon et Schuster. Bel ouvrage de 312 pages qui se négocie entre 6000 et 8000 dollars… quand il remonte à la surface !