• André Héléna chez World Press

    Aux Editions World Press – 19, Rue d’Hauteville (Paris), trois des premiers ouvrages (à part les six oeuvres de jeunesse parues à Narbonne) d’André Héléna dans la collection « Les nuits noires » :

    Les flics ont toujours raison – Mars 1949
    Le bon dieu s’en fout – Avril 1949
    Me parlez pas des filles – Octobre 1949

    Suivra chez ce même éditeur « Les salauds ont la vie dure » en Décembre 1949 (voir ici). Parallèlement sortira aux Editions Franco-Belges « J’aurais la peau de Salvador » en 1949 (voir ici). Le premier titre fût réédité aux Editions de la Dernière Chance en 1952 (voir ici).

    Ces trois maisons d’édition étaient sous la coupe de Roger Dermée (1915-1994), éditeur Belge qui avait la particularité après-guerre de payer ses auteurs au chapitre. Arrivé à Paris à la même période qu’Armand de Caro (qui fonda le Fleuve Noir avec le succès que l’on sait), Dermée met sur pied un réseau de distribution à travers la France qui diffusera les éditeurs comme André Martel, Fournier-Valdès, Raoul Solar … Il s’en servira pour écouler les ouvrages de ses propres maisons d’éditions et elles furent multiples : World-Press, Franco-Belges, Dernière Chance, Le Fétiche, Le Condor, Le Trotteur, …

    La loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse mettra fin à ce far-west éditorial à partir de 1953.

    A ne pas confondre avec la World-Presse qui à cette époque abritait de jeunes dessinateurs (Uderzo, Sempé) et scénaristes (Goscinny) qui auraient bientôt une grande carrière dans l’édition Française …