• Régis Messac – Les Hypermondes

    Editions de la Fenêtre Ouverte, Issy-les-Moulineaux, 1935-1937.

    De l’auteur à propos des Hypermondes : « Ce sont les mondes hors du monde, à côté du monde, au-delà du monde, inventés, devinés ou entrevus par des hommes à la riche imagination, des poètes. Il faut pour les visiter entreprendre les voyages imaginaires, ou impossibles. »

    Premier exégète de la littérature policière et scientifique, auteur d’une thèse sur l’origine du roman policier le « Détective Novel et l’influence de la pensée scientifique », Régis Messac écrit les premiers essais littéraires sur la Science Fiction.


    « Quinzinzinzili » (1935) est un ouvrage curieux, qui montre certaines choses devenues vraies par la suite. Messac ne pouvait prévoir toutes les subtilités diplomatiques, mais son modèle de seconde guerre mondiale était plutôt cohérent et réussi.

    « La cité des asphyxiés » (1937) est l’aventure d’un banlieusard projeté dans le futur, à plusieurs dizaines de milliers d’années, sans espoir de retour, dans un monde souterrain, un monde cruel, un monde aux mœurs stupéfiantes, un monde, somme toute, à peine plus absurde et plus dément que le monde contemporain.

    « La guerre du lierre » (1930) de David Keller (traduction de Régis Messac, 1936). Comparé en son temps à Edgar Poe, Keller se fait l’écho des choses de son temps, aborde parmi les grands problèmes de société ceux de l’affranchissement des liens familiaux, du féminisme, de la standardisation à outrance, des excès du machinisme, du conflit entre la collectivité et l’individu.

    Régis Messac, disparu pendant la guerre en 1943 et jamais retrouvé, est un auteur à (re)découvrir sans tarder, un visionnaire au même titre que Jules Verne.

    Les trois livres : indice 8/10.

    Régis Messac, professeur dans son lycée de Montpellier, 1934.